Immortaliser la beauté de l’instant présent avec Anaïs Nannini, photographe professionnelle

Prendre une photo, à l’ère où nous vivons, est devenu aussi courant que lire un message ou passer un appel. Anaïs fait partie de ces passionné.e.s qui, un jour, ont décidé.e.s d’en faire leur métier. La photographie est un art. Il se révèle pleinement dans les mains et les yeux de celles et ceux qui, enivré.e.s par l’instant, prennent bien plus qu’un simple cliché. Rencontre avec Anaïs Nannini, créatrice de souvenirs inoubliables. 

Anaïs Nannini, autoportrait

Lumière tamisée de fin d’après-midi, chaleur de période estivale, parfum de pivoine. Saveur pomme d’amour, effluve de bonheur, éclats de rire et battements de cœur. L’univers d’Anaïs Nannini est fait de douceur, de lyrisme, et surtout d’amour. Cette photographe professionnelle a fait des mariages, des familles et des portraits ses sujets favoris. À 26 ans, Anaïs s’épanouit dans le métier qui la fait vibrer.

Sa passion pour la photographie éclot durant son adolescence. À seulement 17 ans, elle remporte un premier appareil photo lors d’un concours. À l’époque, les juges diront (déjà) de son travail qu’il est éblouissant.

Oser persévérer et se lancer

Son désir de devenir photographe professionnelle ne s’est néanmoins pas manifesté de suite : « J’ai d’abord suivi des études de psychologie à Besançon pour devenir professeure des écoles. Quand j’ai raté le concours, je me suis juste dit « mais en fait, deviens photographe ! » ».  C’est en 2016 que la jeune franc-comtoise, alors âgée de 22 ans, s’est lancée dans l’aventure.

© Anaïs Nannini

Anaïs s’est peu à peu imposée dans son domaine et est devenue légitime, aux yeux de ses proches, de ses clients, mais surtout vis-à-vis d’elle-même : « J’ai mis un temps fou à me dire « Je suis photographe » et à le légitimer. Il y avait un peu du « syndrome de l’imposteur* », et comme je venais de me lancer, et il y avait aussi du « on croit en toi, mais on a un peu peur ». Aujourd’hui, je me dis que oui je suis photographe et c’est cool. Je suis hyper contente de me lever le matin, c’est vraiment que du bonheur. »

Anaïs travaille à son compte, ce qui lui offre une grande liberté dans la gestion de son emploi du temps. « Il n’y a aucune routine dans mon métier, ce qui me plaît beaucoup. Je sais simplement que l’été, beaucoup de mes week-ends seront pris par les mariages. »

« Ce qui me porte dans mon métier, c’est l’humain »

Quand on lui demande pourquoi s’être spécialisée dans les mariages, les familles et les portraits, Anaïs s’illumine : « Je me suis rendue compte que j’aimais rencontrer les gens, créer du lien. Ce qui me porte dans mon métier, c’est l’humain. » Avec le contact facile, l’œil pétillant et le sourire doux, la photographe amène ses sujets à se livrer, à devenir confidents : « Il y a certaines relations qui se nouent où je pleure le jour du mariage. » Anaïs suit ses clients dans leur intimité, partage avec eux le plus beau jour de leur vie « alors très vite, je les appelle « mes mariés », parce que c’est ce qu’ils sont ».

© AnaÏs Nannini

Le travail d’Anaïs est empreint de sa touche personnelle, de son univers poétique et délicat. Chaque photo rend compte de son investissement : « Envoyer des photos à mes mariés, c’est leur donner une partie de souvenirs, mais aussi donner une partie de moi. Ces clichés, c’est mon propre regard sur leur jour. C’est un peu stressant parce que je me dis « j’ai donnée de moi-même, est-ce-que ça va leur plaire ? » ».

« J’ai envie d’apporter cette touche de poésie »

Anaïs Nannini est une professionnelle passionnée et épanouie. Ses photos transmettent des émotions, elles révèlent l’élégance de l’instant. Ses clichés gorgés de douceur sont le reflet de sa personnalité : « Je suis quelqu’un de très contemplatif, je m’émerveille d’un rien. On a vu pas mal de choses qui pouvaient nous faire désespérer ou déprimer ces derniers temps, alors moi j’ai envie d’apporter cette touche de poésie, ce regard un peu naïf, mais qui fait du bien. » Au sujet du futur, Anaïs cultive sa positivité : « Je pense qu’il faut garder un regard sur le monde assez optimiste. C’est bien de s’émerveiller de peu et de considérer la chance qu’on a. Certes on va avoir un monde de demain, mais ce qui compte aussi c’est comme on est dans le présent, alors profitons-en. »

Par ses photos, Anaïs Nannini sublime l’instant présent, le voit fleurir, et crée des souvenirs délicieux à savourer pour le cœur.

Florine Silvant

© Anaïs Nannini

*Selon Wikipédia : « les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. »

Retrouvez Anaïs Nannini sur son compte Instagram ou directement sur son site Internet.

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